Du courrier à chaque journée

Comme j’aime aller au bureau de poste ! Peut-être qu’il y aura une lettre pour moi. Tu me trouveras peut-être un peu enfantin, mais j’expérimente une telle joie à chaque fois que j’ouvre ma case et voit qu’il s’y trouve du courrier pour moi. Même les nouveaux courriels qui rentrent dans mon inbox sont spéciaux. Ça, ça veut dire que quelqu’un a pensé à moi. Ça me donne un sentiment que, moi aussi, je suis quelqu’un qui est aimé.

Quand je pense à cela, je me rends compte que, au fait, je reçois du courrier à chaque journée. Je n’ai pas besoin d’aller au bureau de poste pour le chercher. Chaque journée il est là, dessus la table à coté de ma chaise. C’est la parole vivante. C’est une lettre qui est écrite pour moi spécialement. Et dire que j’oublie parfois de la lire…

À cause de Son nom

Il restaure mon âme, Il me conduit dans les sentiers de la justice,
A cause de son nom.

Psaumes 23.3

Un frère m’a fait remarquer le mot « son » dans cet écriture. La plupart d’entre nous ont une trop haute idée de nous-même. Nous nous estimons important dans notre « univers » . David n’avait pas une telle idée lorsqu’il écrivit le Psaumes 23.3. Nous pensons que c’est pour notre bien que Dieu nous dirige dans les sentiers de la justice. Il est vrai que nous sommes ses enfants et qu’il nous aime. Mais nous oublions que son but suprême est Sa gloire. Il ne nous conduis pas pour notre bien, ni pour le bien d’autrui, mais pour lui seul.

Photo by Biegun Wschodni on Unsplash

Chez le marmitier

La marmite est à la base de toute cuisine Togolaise. Dans l’ancien temps les gens préparaient leur pâte de sorgho dans les marmites faites avec de l’argile. Lors de la Première Guerre Mondiale, les allemands ont pris possession de cette partie d’Afrique que nous appelons le Togo. Ils ont amené avec eux des marmites en fonte de fer. Les femmes ont bien aimé ces belles marmites qui durèrent plus longtemps que celles d’argile. Mais de nos jours, les marmites sont plutôt fabriquées avec l’aluminium. L’aluminium est facilement disponible et de plus, il fond à une température beaucoup plus basse que le fer, ce qui rend la fabrication facile pour l’artisan.

Mon ami est un tel artisan. Je suis allé chez lui aujourd’hui pour suivre son travail. Il a un atelier plutôt crude, fabriqué à partir de briques de terre et d’un toit de paille. Ses outils ne sont pas très magnifiques. Quelques vieux cadres de bois et certains vieux outils complètent son arsenal.

Je ne vais pas perdre de temps à vous expliquer le mode de fabrication, car c’est bien détailler dans cet article. https://journals.openedition.org/tc/4598 . Il suffit d’aller au 13e paragraphe et vous pouvez suivre la fabrication exactement comme je l’ai vue.

C’est un travail qui exige beaucoup de patience. Il a un original à partir de lequel il confection son moule. Un faux movement lors de cette étape gâchera sûrement le travail. Le sable que mon ami utilise pour ses moules provient des termitières parce que le travail des termites a éliminé tout caillou. La quantité d’eau et d’autres composants dans le sable sont aussi très importants pour un travail réussi. Une fois le moule fait, il faut vérifier qu’il resemble à l’original et le retoucher si nécessaire.

Mon ami appelle son travail un métier de récupération. Il n’achète pas son matériel. Des canettes vides, des pièces d’auto rejetées et des anciennes cuvettes lui fournissent tout ce dont il a besoin. Mais il faut porter attention à quel aluminium utiliser. Les carburateurs des gros camions sont fabriqués avec un aluminium trop dur pour ce travail. En revanche, si le marmitier n’utilise que les anciennes cuvettes, ses marmites seront faciles à plier. Il vaut mieux mettre un bon mélange de tout. Parfois il se demande si le matériel qu’il a trouvé est vraiment de l’aluminium. Il le mettre alors au feu et le feu décidera.

Ma visite chez le marmitier m’a fait penser à la vie. Tout comme lui, on doit d’abord avoir de la patience pour une vie réussie. Pour nous aussi, il faut confectionner un moule dans lequel notre vie est coulée ou formée. Notre original n’est autre que Jésus Christ et la Parole. On vérifie ensuite si le moule est semblable à l’original. Le chrétien doit revenir souvent à la Parole pour voir si sa vie lui est conforme.

La qualité du travail de mon ami ne dépend pas d’outils magnifiques. C’est vrai que nous avons besoin des outils. Mais, nous perdons beaucoup de temps en disant : « si seulement j’aurais telle ou telle chose, je pourrais avoir une meilleure vie. » Dieu nous aide a travailler avec les outils que nous avons. Et, enfin, la vie est comme une sorte de récupération. Dieu prends les déchets d’une vie et le transforme en une vie parfaite et brillante.


1 Corinthiens 3,12-15 Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée; 13 car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’œuvre de chacun. 14 Si l’œuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. 15 Si l’œuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu.

Le diable veux que tu lise ta Bible


Photo by Aaron Burden on Unsplash

Il y avait 12 ans, j’ai assisté avec un groupe de jeunes hommes comme moi, à des cours Bibliques donnés par l’Église. Le but de ces cours était d’améliorer notre compréhension de la Parole et d’approfondir notre foi personnelle. Arrivé au moment de lire le verset à l’étude, le pasteur nous a toujours demandé de lire les versets qui l’entouraient. « On ne sort pas un verset hors de son contexte a-t-il dit. » Nous avons lus les versets. « Et maintenant, que signifie ce verset ? a-t-il demandé. Et quel impact a-t-il sur ta vie? Comment ta vie sera-t-elle changée à cause du message de cette écriture? » Je me rappelle être retourné à la maison après ces cours et avoir lu la Bible avec un nouvel intérêt. Parfois je m’arrêtais en lisant et me posais la question : « Qu’est-ce que cela veut dire pour moi ? »

Pour quelle raison lis-tu ta Bible ? Il y en a beaucoup qui étudient la Bible pour augmenter leur connaissance. On pense qu’il faut lire un tel nombre de chapitres par jour. Mais est-ce qu’on a appris à appliquer ce qu’on lis à notre propre vie? Le diable aime toute circonstance où nous sommes satisfaits de nous-mêmes, tout en n’ étant vraiment pas dans la volonté de Dieu. On crois avoir bien fait de lire au moins quelques chapitres de la Bible aujourd’hui, mais si son étude ne nous a rien rapporté, elle est inutile et même dangereuse. On peux lire la Bible tout en s’enorgueillissant de lire plus, connaître plus, ou discourir à son sujet mieux que nos amis. Si ceci est le cas, on vient de gâter notre temps spécial avec la Parole de Dieu par nos pensées orgueilleuses.

Il y a d’autres pièges que Satan nous tend lors de notre lecture de la Parole de Dieu. Il m’arrive parfois de rêvasser en pleine lecture, sans me rendre compte que je viens de lire un chapitre au complet et je n’ai pas retenu un seul mot. Les soucis de ce monde, c’est à dire mon travail, s’est imposé dans mes pensées au point où la Parole ne voulait plus rien dire pour moi. J’étais en train de penser comment j’accomplirais le travail de la journée .

Un autre piège s’appelle le futur. En lisant je pense : « ce verset s’applique vraiment à ma vie, mais je n’ai pas besoin de faire quelque chose toute de suite. » Je continue confortablement ma lecture, tout content de moi-même d’avoir bien compris la parole de Dieu et que, oui, dans quelques journées ou semaines je ferai ce que la Parole m’a dit de faire. Ce n’est pas bon. La Parole m’a parlé aujourd’hui. Aujourd’hui est la journée pour agir. 

Le diable prend tout chemin possible pour nous distraire. Il voit que nous sommes résolus de lire la Parole et il n’y a rien qu’il peut faire pour nous en empêcher. Il commence alors à nous chuchoter « ce verset s’applique à ton frère » ou bien « ta femme a vraiment besoin de cette instruction. » Il fait en sorte que nous ne pensons plus à nos besoins spirituels, mais que nous nous concentrons sur les besoins des autres. Nous savons bien que nous ne pouvons pas changer notre frère, donc inutile d’appliquer la Parole à sa vie comme ça. La Parole parle à moi et pour mes besoins.

Pour quelle raison lis-tu ta Bible ? Pour flatter ton égo ? Pour enfler ta connaissance ? Pour accuser ton frère ? Le diable est capable de changer notre temps spécial avec Dieu pour quelque chose qui avance sa cause. Porte donc attention de lire et d’appliquer soigneusement chaque verset à ta vie, et ta lecture sera fructueuse. 

Le 27 avril avec amour

Expériences Africaines

Notre maison se trouve en haut d’une colline à l’intérieur d’une grande cour clôturée. Elle est parfois la cible des enfants curieux qui se demandent : que font « les blancs » dans leur grande maison? Mais le 27 avril est leur journée préférée pour nous rendre visite. Le 27 avril est la journée d’indépendance du Togo. C’est la journée où beaucoup d’entre eux se rassemblent à la préfecture, qui est tout juste en bas de notre maison, pour le défilé. Une fois le défilé terminé les enfants cherchent quelque-chose à faire. Comme notre maison se trouve à quelque pas, ils viennent au moins pour taquiner notre chien.

Je suis sorti de la maison après le dîner pour saluer un ami, Marc, qui a aussi participé dans le défilé. J’ai vu au portail une centaine d’adolescents qui tentaient de regarder qu’est-ce qui se passait. Il y avait une jeune fille qui eut l’audace de rentrer et demander de l’eau. Je refusai en disant :

« Et si je te laisse entrer pour boire, quel désordre suivra ?

-Oh, je leur ai dit que tu vas les taper s’ils rentrent tous, a-t-elle répondu.

-Il faut sortir, ai-je dit. »

En parlant avec Marc j’ai demandé : « Qu’est-ce que je devrais faire d’une telle situation? Ils demandent tous de l’eau. Or notre Seigneur nous a dit de donner de l’eau à ceux qui ont soif, mais s’ils rentrent, ce sera le désastre.

-C’est vrai que Jésus nous a dit comme ça, a-t-il dit. Il faut que nous leur donnions au moins un peu d’eau. Avez-vous une grosse glacière pour y mettre de l’eau ?

-Oui, nous avons cette glacière-ci

-Allons-y. »

Nous avons tiré le boyau vers le portail aussi loin que possible. Rendus là, nous avons commencé à remplir notre glacière. Maintenant Lene, notre gardien, devenait conscient de notre plan. Il n’avait pas l’air de trop l’aimer non plus. Lui, il connaissait qu’est-ce que ces adolescents était capables de faire.

Marc entrouvrit la porte et les enfants faillirent rentrer précipitamment. Avec peine il les repoussa et referma la porte. Il commença par prendre un enfant après l’autre par le bras jusqu’à ce qu’il y ait une dizaine d’enfants autour de la glacière en train de boire.

« Fais-vite, a-t-il crié »

Les enfants rentraient, buvaient et sortaient en vitesse, mais ce n’était pas assez vite pour ceux qui n’avaient pas encore bu. Finalement Marc et Lene se sont munis de fouets et les ont chassés pour au moins faire un peu de place à l’extérieur de la porte, tellement ils se pressaient à la porte. Nous avions beau demander et crier mais les enfants n’écoutaient guère. « Après que tu as bu, il faut partir à même temps. » a crié Marc. Ses ordres tombaient sur les oreilles sourdes.

J’ai tenté de raconter une histoire biblique avec les images pour ceux qui attendaient, mais le bruit et les bousculades de plusieurs la rendait inefficace, alors j’ai dû abandonné. Finalement Marc, exaspéré cria « Seulement ceux qui portent les kakis, mettez-vous en ligne. » Avec un peu de force ceci a été accompli. Moi, je surveillais pour m’ assurer qu’il n’y avait pas d’autres qui essayaient de se glisser dans la file. Dans notre beau pays il n’y a pas d’idée comment faire une file d’attente. Si tu es capable de te faufiler devant les autres, tu le fais.

Entretemps j’épié des garçons qui fouillaient notre poubelle à une centaine de mètres de distance. J’ai couru vers eux mais ils ont vite disparus. Lene faisait le tour des autres portes de notre cour pour voir s’il y avait d’autres qui s’y faufilaient .

Les files d’attentes que Marc réussi à organiser semblaient fonctionner enfin. Je dû quand même donner un rappel sévère ici et là quand le désordre voulait se réinstaller. Incroyablement la file devint bientôt très courte et la plupart des enfants étaient assis à l’ombre. « Continue avec l’histoire » ont-ils crié. J’ai recommencé et cette fois-ci j’ai été capable de garder leur attention. L’histoire terminée j’ai dit « et maintenant je vais rentrer dans ma chambre pour me reposer. Qu’est-ce que vous allez faire?

-Partir, ont-ils répondu. »

Et quelques 15 minutes plus tard, ils étaient tous partis.

Mattieu 25.35 Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli ;

Qu’est-ce que j’aurais dû faire? La façon dont nous avons fait me semble tellement brutale et sans amour. Si nous aurions essayé de faire d’une manière douce je suis certain que le désordre aurait pris le dessus. Mais, Jésus nous a recommandé fortement de donner de l’eau à ceux qui ont soif. Comment donner l’eau avec amour?

Vous êtes morts

Colossiens 3.3 Car vous êtes morts et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. 

Qui a entendu une chose pareille? Si on meurt, on vit? C’est contre notre raisonnement humain. Mais nous le voyons dans la nature comme Jésus nous l’enseigne.

Jean 12.24 En vérité, en vérité, je vous le dis: Si le grain de froment ne meurt, après qu’on l’a jeté dans la terre, il demeure seul; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit.

Pourquoi cherchons nous à faire « une vie » pour nous-même? Jésus nous dit encore :


Luc 17.33 Quiconque cherchera à sauver sa vie la perdra; et quiconque l’aura perdue la retrouvera.

Ceci est parce que Jésus est venu pour être la vie pour nous. Et s’il est notre vie, que faire avec la vie que j’ai présentement et que je crois est pour moi? Il faut que cette vie meurt pour que la nouvelle vie puisse recommencer. Je devrais ammener cette vie à la croix de Christ et la faire mourir là.

C’est vrai, je suis mort, mais qu’est-ce qui est merveilleux c’est que la vie que je vie est maintenant la vie de Jésus. Il ne reste plus de « moi » dans ce que je fais.

Jean 3.16 Car Dieu a tellement aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.